Derniers commentaires


POLITIQUE



  • Droit et crises internationales : les séductions de l’utopie

    Publié le jeudi 7 août 2014

    D’un point de vue moral ou même simplement humain, la situation internationale actuelle est consternante. Ukraine, Syrie, Iraq, Gaza, la liste des déconvenues et des horreurs face auxquelles on a un sentiment irrésistible d’impuissance, est bien longue.

    Pour l’améliorer, un recours plus large au droit est-il la bonne réponse, comme beaucoup le pensent, avec les meilleures intentions du monde ? La réponse est malheureusement dubitative, ce qu’on appelle droit étant en la matière trop souvent soit incertain, soit manipulé idéologiquement.

    Cela ne veut pas dire qu’il faut renoncer à la recherche de la paix ; mais cela veut dire la chercher autrement : non pas en tablant sur les ressources faciles mais contre-productives de l’idéologie, mais en prenant les situations pragmatiquement.

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  • Face à la crise, la communauté nationale

    Publié le mardi 15 juillet 2014

    Une nation est une communauté de destin. La solidarité qu’elle implique est un élément essentiel pour ses membres, dont elle est un horizon d’appartenance, de sens et aussi de sécurité essentiel.

    Mais ce sens de la communauté de destin s’érode rapidement en Europe, et de façon particulièrement préoccupante en France, du moins au niveau public et visible. Notamment si on prend conscience de notre situation de crise larvée, appelée à de nouvelles secousses un jour ou l’autre compte tenu des déséquilibres du système mondial.

    On ne fonde pas la solidité d’une société sur la seule économie, de toute façon trop fluctuante, trop vulnérable à la conjoncture. Ni sa capacité à résister aux crises. Il faut des références communes fondatrices, et notamment ce sentiment vécu d’une communauté de destin que donne la nation, ainsi que les communautés de base, à commencer par la famille.

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  • Se débarrasser de la mythologie révolutionnaire : Ukraine, printemps arabe

    Publié le lundi 12 mai 2014

    La triste dérive ukrainienne nous prend à nouveau en porte-à-faux. Pourtant l’unanimité médiatique est formelle : le méchant Poutine agresse sauvagement et sournoisement la démocratie ukrainienne en fomentant artificiellement une agitation séparatiste.

    Mais l’Ukraine, sa population et son histoire, sont des réalités complexes, souvent douloureuses. Une approche en blanc et noir, opposant le camp du bien et le camp du mal est à la fois fausse et gravement contre-productive. On recommence l’erreur d’analyse des printemps arabes, dont on a vu les résultats désastreux.

    A la racine de ces erreurs, le mythe révolutionnaire, combiné avec l’impérialisme idéologique. Profondément ancré dans l’inconscient occidental est l’idée que les révolutions sont des événements positifs et des facteurs de progrès. L’histoire enseigne exactement le contraire…

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  • L’obsession planétaire de la course à la richesse, et sa fin possible

    Publié le vendredi 7 mars 2014

    Depuis 1975 environ la valeur dominante est l’économie, la course à la richesse et à la consommation - combinée avec l’évolution des mœurs. Elle emporte toute la planète et conditionne tout son jeu géopolitique. Mais cela ne garantit pas sa pérennité.

    Certes on ne voit pas les germes d’une évolution culturelle majeure qui nous détacherait de la fascination qu’exerce la course à la richesse ainsi que l’évolution des mœurs. La fin de cette emprise résultera donc probablement d’une crise majeure, économique ou militaire, mais elle est indéniablement en germe dans bien des dimensions du modèle actuel.

    Ce ne serait donc qu’ensuite que l’humanité explorera de nouvelles voies. Mais celle-ci doivent se préparer dès maintenant.

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  • Pourquoi des manifs pour la vie ou le mariage, et pas sur du social ?

    Publié le samedi 15 février 2014

    Pourquoi des manifs pour la vie ou le mariage, et pas sur autre chose, du social par exemple ? Le reproche surgit régulièrement : vous faites des manifs sur les sujets de société comme le mariage ou la protection de la vie, l’avortement, l’euthanasie… mais pas du tout sur les sujets sociaux ou économiques, pourtant tout aussi importants – et sur lesquels insiste la Doctrine sociale de l’Eglise.

    L’objection est sérieuse et mérite examen.

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  • Contre un régime immoral : la révolte ? La désobéissance ?

    Publié le dimanche 26 janvier 2014

    Nous comprenons chaque jour plus que nous vivons sous un régime politique capable de prendre des décisions destructrices : des décisions qui peuvent rendre la société de plus en plus contraire à la morale, la morale la plus élémentaire des sociétés humaines telles que nous les connaissons depuis des siècles, notamment dans les sociétés éclairées par le christianisme. Que faire alors ?

    Chez certains le raisonnement est radical : le régime n’est plus moralement légitime, passons à l’action directe, pour le moins à la dissidence. Mais ce n’est pas la bonne approche. Outre ses faibles chances de succès, ce n’est pas la voie que recommande la pensée politique classique. Car il y a un bien essentiel dans le fait de la vie commune et dans la paix, et seules de très fortes raisons peuvent conduire à prendre le risque de les briser.

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  • La nation incontournable - même si en Europe on ne veut pas l’admettre

    Publié le jeudi 5 décembre 2013

    Les communautés sont des faits, qui ne se décrètent pas, et à notre époque la communauté politique par excellence c’est la nation. C’est une évidence partout dans le monde, même si ce n’est pas une idée très populaire en Europe. Et la démocratie elle-même suppose le cadre national. Les communautés plus petites sont essentielles mais ne sauraient s’y substituer ; inversement le relai ne peut être pris à un niveau plus vaste, quoi qu’on dise de l’Europe.

    Une telle communauté suppose un patrimoine commun, une langue, et une volonté de vivre ensemble. Ce qui ne saurait se limiter à des principes démocratiques ou aux droits de l’homme – car ils sont à vocation universelle et ne définissent pas une communauté particulière. Cela n’exclut pas même une immigration, si celle-ci débouche sur une intégration dans ce vouloir-vivre ensemble et cette culture commune ; cela n’exclut pas non plus une ouverture raisonnée et lucide sur la mondialisation ; et c’est compatible avec un respect des personnes et de leur diversité naturelle. Mais c’est incompatible avec le refus individualiste de la vie commune ou avec un relativisme généralisé.

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  • Changer le débat politique, changer nos priorités collectives

    Publié le vendredi 18 octobre 2013

    Notre vie politique patine et devient chaque jour plus stérile. La solution à tous les dilemmes sociaux depuis 40 ans, c’était la croissance. Quand il y en a eu moins ce fut la fuite en avant de la dette publique, avec tous ses risques. Or maintenant cela ne marche plus : il y aura peu de croissance, et elle sera spontanément très inégale ; quant au crédit on a trop tiré sur la corde, c’est fini. Il faut donc manifestement changer d’orientation et proposer autre chose au peuple français. Et pour cela regarder la réalité en face.

    Une des dimensions les plus stériles du débat actuel est l’opposition entre les partisans de la compétition et de la rigueur, qui sont comprises comme réduction massive de la solidarité, et les partisans d’une forme de moralité se voulant solidaire, comprise comme maintien ou renforcement du système social et étatique actuel. Cette opposition est stérile. En réalité il faut repenser ces deux termes pour les combiner autrement, et cela tant en termes d’efficacité que de vraie moralité. Pour cela je propose les points de repère suivants. Suite…




  • Canaliser la pensée collective : le filtre de l’idéologie dominante

    Publié le mercredi 9 octobre 2013

    Pourquoi les manifestations publiques qui vont contre la pensée dominante sont-elles si peu prises en compte ? Pourquoi les uns bénéficient de l’intérêt bienveillant des médias alors que d’autres sont suspects dès qu’ils ouvrent la bouche ? Pourquoi parle-t-on aussitôt de ’dérapage’ ?

    Cela ne peut s’expliquer seulement par les tendances politiques des journalistes, ni par un supposé complot. Il s’agit de quelque chose de plus profond, qui va au-delà du politiquement correct : un mécanisme d’hégémonie sur la pensée, intériorisé par la plupart de ceux qui ont accès à la parole ou plutôt à son expression collective. C’est en fait une forme de régulation sociale non reconnue, et en l’espèce perverse.

    Renverser une telle hégémonie n’est pas une mince affaire et demande un bouleversement profond, qui prend du temps.

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  • Vivons-nous aux dépens du futur ?

    Publié le samedi 5 octobre 2013

    Notre société est-elle fondamentalement prédatrice ? Plus précisément, vit-elle aux dépens des générations futures ? Plusieurs aspects de l’écologie comme de la finance nous le confirment. L’endettement de masse, surtout public, reportant le poids de pures consommations sur les générations qui suivent en est un cas évident. Comme dans son domaine la pollution - quand elle est cumulative.

    Ce qui veut dire que nos sociétés, incapables de prendre leurs responsabilités et de prendre des décisions difficiles, reportent le poids de leurs conflits comme de leurs facilités sur des générations qui par construction n’ont pas voix au chapitre dans le débat politique. Une dérive qui date de 40 ans. Ce sont donc 40 ans d’habitudes et de mauvais principes à renverser.

    Mais tout cela en même temps sans s’illusionner sur la possibilité d’une société sans risques : elle n’existe pas. Il nous faut donc combiner plus de morale, avec plus de courage…

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