Derniers commentaires


POLITIQUE



  • Brexit : c’est tout le système européen qu’il faut renégocier

    Publié le dimanche 21 février 2016

    Ce qui est extraordinaire dans la négociation qui vient de se conclure à Bruxelles pour prévenir le Brexit (la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne), c’est que tout cela a été construit comme une exception purement britannique.

    Or il est notoire que de nombreux autres pays ne souhaitent pas une union toujours plus étroite, ne participent pas à Schengen ou à la zone euro, et que les opinions publiques, même dans les pays les plus engagés, sont pour le moins divisées sur cette perspective.

    Pourquoi donc limiter l’exception aux Britanniques et imposer aux 27 autres pays une mécanique folle sans marche arrière ? C’est tout le système qu’il faut revoir.

    Suite…



  • La justice sociale dans un monde instable et évolutif

    Publié le lundi 24 août 2015

    Qui ne voudrait une vie collective et notamment une économie plus juste dans le monde d’aujourd’hui ?

    Il faut pour cela bien sûr d’abord définir ce qu’est un ordre plus juste - ce que cela implique, notamment d’exigences éthiques et de solidarité. Cela remet d’ailleurs en question bien des idées reçues : la justice n’est pas toujours ce qu’on en dit.

    Mais le défi le plus redoutable est ce monde d’aujourd’hui lui-même : hétérogène et instable, son évolution n’est pas contrôlée et peut aller dans tous les sens - alors même que les réglementations se font toujours plus pesantes.

    Nous vivons en Europe dans l’illusion d’un destin stable et contrôlé ; or nous sommes dans un contexte de faible maîtrise de notre destin collectif. Et pourtant il faut quand même assurer une forme de solidarité, ainsi que le respect de justes règles de comportements – ils sont tous deux plus que jamais nécessaire. S’adapter à un tel environnement et y trouver les voies de la justice suppose donc de revoir en profondeur nos repères collectifs.

    Suite…

    Voir aussi : "Economie - finance : oui on peut changer les choses" Interview Ichtus avec G. de Prémare, en ligne le 17 octobre 2015 https://www.youtube.com/watch?v=J1B...




  • Communautarisme et immigration

    Publié le mercredi 10 septembre 2014

    On brandit le risque du communautarisme et on a raison. De fait dans nos pays toute une partie de la population ne s’identifie plus à la communauté nationale et privilégie ses références d’origine, quitte bien sûr à profiter des droits associés à la nationalité française.

    Une telle situation n’est pas compatible à terme avec le maintien d’une communauté, et notamment en l’espèce avec un système démocratique, lequel suppose qu’on s’identifie au peuple qui vote et détermine la majorité. S’identifier suppose de former avec lui une communauté de destin - ce qui suppose à son tour un patrimoine de références commun et un engagement dans la communauté nationale. Ce n’est désormais plus un fait acquis, allant de soi.

    Une telle situation est profondément nouvelle et demande une révision en profondeur de notre conception de la nationalité.

    Suite…



  • Droit et crises internationales : les séductions de l’utopie

    Publié le jeudi 7 août 2014

    D’un point de vue moral ou même simplement humain, la situation internationale actuelle est consternante. Ukraine, Syrie, Iraq, Gaza, la liste des déconvenues et des horreurs face auxquelles on a un sentiment irrésistible d’impuissance, est bien longue.

    Pour l’améliorer, un recours plus large au droit est-il la bonne réponse, comme beaucoup le pensent, avec les meilleures intentions du monde ? La réponse est malheureusement dubitative, ce qu’on appelle droit étant en la matière trop souvent soit incertain, soit manipulé idéologiquement.

    Cela ne veut pas dire qu’il faut renoncer à la recherche de la paix ; mais cela veut dire la chercher autrement : non pas en tablant sur les ressources faciles mais contre-productives de l’idéologie, mais en prenant les situations pragmatiquement.

    Suite...




  • Face à la crise, la communauté nationale

    Publié le mardi 15 juillet 2014

    Une nation est une communauté de destin. La solidarité qu’elle implique est un élément essentiel pour ses membres, dont elle est un horizon d’appartenance, de sens et aussi de sécurité essentiel.

    Mais ce sens de la communauté de destin s’érode rapidement en Europe, et de façon particulièrement préoccupante en France, du moins au niveau public et visible. Notamment si on prend conscience de notre situation de crise larvée, appelée à de nouvelles secousses un jour ou l’autre compte tenu des déséquilibres du système mondial.

    On ne fonde pas la solidité d’une société sur la seule économie, de toute façon trop fluctuante, trop vulnérable à la conjoncture. Ni sa capacité à résister aux crises. Il faut des références communes fondatrices, et notamment ce sentiment vécu d’une communauté de destin que donne la nation, ainsi que les communautés de base, à commencer par la famille.

    Suite…



  • Se débarrasser de la mythologie révolutionnaire : Ukraine, printemps arabe

    Publié le lundi 12 mai 2014

    La triste dérive ukrainienne nous prend à nouveau en porte-à-faux. Pourtant l’unanimité médiatique est formelle : le méchant Poutine agresse sauvagement et sournoisement la démocratie ukrainienne en fomentant artificiellement une agitation séparatiste.

    Mais l’Ukraine, sa population et son histoire, sont des réalités complexes, souvent douloureuses. Une approche en blanc et noir, opposant le camp du bien et le camp du mal est à la fois fausse et gravement contre-productive. On recommence l’erreur d’analyse des printemps arabes, dont on a vu les résultats désastreux.

    A la racine de ces erreurs, le mythe révolutionnaire, combiné avec l’impérialisme idéologique. Profondément ancré dans l’inconscient occidental est l’idée que les révolutions sont des événements positifs et des facteurs de progrès. L’histoire enseigne exactement le contraire…

    Suite…




  • L’obsession planétaire de la course à la richesse, et sa fin possible

    Publié le vendredi 7 mars 2014

    Depuis 1975 environ la valeur dominante est l’économie, la course à la richesse et à la consommation - combinée avec l’évolution des mœurs. Elle emporte toute la planète et conditionne tout son jeu géopolitique. Mais cela ne garantit pas sa pérennité.

    Certes on ne voit pas les germes d’une évolution culturelle majeure qui nous détacherait de la fascination qu’exerce la course à la richesse ainsi que l’évolution des mœurs. La fin de cette emprise résultera donc probablement d’une crise majeure, économique ou militaire, mais elle est indéniablement en germe dans bien des dimensions du modèle actuel.

    Ce ne serait donc qu’ensuite que l’humanité explorera de nouvelles voies. Mais celle-ci doivent se préparer dès maintenant.

    Suite…



  • Pourquoi des manifs pour la vie ou le mariage, et pas sur du social ?

    Publié le samedi 15 février 2014

    Pourquoi des manifs pour la vie ou le mariage, et pas sur autre chose, du social par exemple ? Le reproche surgit régulièrement : vous faites des manifs sur les sujets de société comme le mariage ou la protection de la vie, l’avortement, l’euthanasie… mais pas du tout sur les sujets sociaux ou économiques, pourtant tout aussi importants – et sur lesquels insiste la Doctrine sociale de l’Eglise.

    L’objection est sérieuse et mérite examen.

    Suite...




  • Contre un régime immoral : la révolte ? La désobéissance ?

    Publié le dimanche 26 janvier 2014

    Nous comprenons chaque jour plus que nous vivons sous un régime politique capable de prendre des décisions destructrices : des décisions qui peuvent rendre la société de plus en plus contraire à la morale, la morale la plus élémentaire des sociétés humaines telles que nous les connaissons depuis des siècles, notamment dans les sociétés éclairées par le christianisme. Que faire alors ?

    Chez certains le raisonnement est radical : le régime n’est plus moralement légitime, passons à l’action directe, pour le moins à la dissidence. Mais ce n’est pas la bonne approche. Outre ses faibles chances de succès, ce n’est pas la voie que recommande la pensée politique classique. Car il y a un bien essentiel dans le fait de la vie commune et dans la paix, et seules de très fortes raisons peuvent conduire à prendre le risque de les briser.

    Suite...



  • La nation incontournable - même si en Europe on ne veut pas l’admettre

    Publié le jeudi 5 décembre 2013

    Les communautés sont des faits, qui ne se décrètent pas, et à notre époque la communauté politique par excellence c’est la nation. C’est une évidence partout dans le monde, même si ce n’est pas une idée très populaire en Europe. Et la démocratie elle-même suppose le cadre national. Les communautés plus petites sont essentielles mais ne sauraient s’y substituer ; inversement le relai ne peut être pris à un niveau plus vaste, quoi qu’on dise de l’Europe.

    Une telle communauté suppose un patrimoine commun, une langue, et une volonté de vivre ensemble. Ce qui ne saurait se limiter à des principes démocratiques ou aux droits de l’homme – car ils sont à vocation universelle et ne définissent pas une communauté particulière. Cela n’exclut pas même une immigration, si celle-ci débouche sur une intégration dans ce vouloir-vivre ensemble et cette culture commune ; cela n’exclut pas non plus une ouverture raisonnée et lucide sur la mondialisation ; et c’est compatible avec un respect des personnes et de leur diversité naturelle. Mais c’est incompatible avec le refus individualiste de la vie commune ou avec un relativisme généralisé.

    Suite….



0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | 90












































pierredelauzun.com © Tous droits réservés
Besoin de réaliser votre site internet ? - Conception & réalisation du site : WIFIGENIE.NET